Trêve des confiseurs n’est pas trêve d’action.

La « trêve des confiseurs » héritière républicaine de la « trêve de Dieu » du Moyen-Age, marque un moment où nous sommes invités à faire la paix, à tout le moins à suspendre les hostilités qui marquent si souvent les relations humaines.

En entreprise, déjeuners ou soirées de Noël sont souvent la traduction de ce que l’on pourrait décrire aussi comme un appel à retrouver et du sens (au nom de valeurs supérieures : Dieu, pour les chrétiens, « le vivre ensemble », »la tradition » pour les autres) et de la cohésion. Ceci résultant de cela.

Cette cohésion est de plus en plus mise à mal par des changements importants et brutaux tant au niveau des équipes (départs volontaires, mise à la retraite, licenciement,…) que de l’entreprise (changement de nom, cession d’activité, fusion d’entreprise,…). L’intervention d’un consultant extérieur est alors souvent utilisée pour reconstruire une cohésion dont chacun sait l’importance pour la « réussite » individuelle et collective.

En associant accompagnement extérieur et « trêve des confiseurs », il est possible de permettre à des collectifs de retrouver une cohésion solide et durable. Plus solide et plus durable que le temps d’un repas ou d’un séminaire. C’est ce qu’ont montrée la mise en oeuvre d’approches créatives qui permettent, par exemple dans la liberté du clown ou dans l’exigence d’une production (spectacle vivant ou video), de recréer du lien avec l’autre et de reprendre sa place dans le groupe.



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