Vous avez dit coaching ?

Il n’est pas rare lors du premier entretien avec une personne qui souhaite un coaching et qui est en difficulté, de constater que ses problèmes sont déjà anciens. En lui demandant  alors ce qui l’a empêchée  jusqu’à présent de se faire accompagner pour y voir plus clair et trouver des solutions, on entend les réponses suivantes :

   L’argent : « Je trouvais que le coaching coûtait trop cher. » Il faut entendre cher en comparaison de ce que je pensais que cela pouvait m’apporter. Belle invitation à faire la preuve de sa valeur ajoutée ! Ce qui se fait généralement dès la première séance tant avoir une personne avec un questionnement « puissant » (voir notre article sur les « powerfull questions »)

   L’estime de soi : « Je pensais que j’avais déjà vécu des situations difficiles et que j’allais encore une fois m’en sortir. » On peut entendre j’ai les ressources nécessaires pour faire face, ce qui est généralement intrinsèquement exact mais n’oblitère pas l’intérêt d’un « guide » pour les mobiliser de façon pertinente.

   L’intuition de son intention : « Je pensais que cette situation inconfortable me convenait finalement car j’avais le sentiment qu’elle correspondait d’une certaine façon à ce que je souhaitais.» Ce paradoxe apparent fait écho à notre théorie de la communication de l’intention : si la personne se met dans une situation difficile, peut-être est-ce parce que cela répond à son intention profonde inconsciente. « Je suis victime d’un harcèlement de mon chef. En fait, j’ai toujours eu besoin de me sentir la victime pour me pousser à l’action et au dépassement de moi. » « Je suis menacé d’être licencié. Mais en réalité, c’est moi qui souhaite depuis longtemps partir car cette entreprise ne me convient plus et j’ai progressivement inconsciemment dégradé ma relation de confiance avec mon manager en lui rendant des dossiers en retard, en étant absent de réunions importantes,…» Il peut être intéressant de vérifier dans cette situation quelle est l’intention profonde qui m’anime et si c’est effectivement cela que je veux pour moi. Il arrive également que la personne rationalise a postériori la situation en expliquant que c’est elle qui l’a voulue. Ou bien qu’une partie de nous souhaite quelque chose (« Partir de l’entreprise car la pression est trop forte ») et qu’une autre partie de nous souhaite autre chose (« Rester car je suis bien payé et je donne le meilleur de moi même »). Il est presque indispensable  d’être accompagné pour faire ce travail de clarification et de validation de ce qui est important pour nous à moment donné.

 

 



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