Tentation autoritaire et impératif de coopération

« Mais quils (les cadres) fassent ce que je leur demande et quils arrêtent de penser ! » sexclamait un Président, polytechnicien,  en Comité de Direction.

« Regardez Poutine, il est autoritaire et ça marche ! » me disait avant les régionales un jeune homme votant FN.

 

Dans les entreprises comme pour la société, la tentation est forte de rêver dune pratique autoritaire du pouvoir qui simplifierait la complexité du réel en la ramenant à quelques règles simples à commencer par « les uns commandent, les autres obéissent ».

Il ne faut pas sous-estimer ni la paix quapporte le devoir dobéissance, ni la jouissance de défier lautorité. « Ce nest pas à moi de trouver la solution, je ne suis pas le chef » peux t on encore souvent entendre malgré des dizaines dannées de « management participatif ».

 

Dans le même temps, les chercheurs écrivent que le salariat, après avoir permis dacheter de la force physique, puis de la matière grise, vise maintenant à acheter du « coeur », de lempathie, de la capacité à coopérer en réseau. Ils énoncent que les femmes seraient naturellement mieux dotées que les hommes en matière dintelligence émotionnelle. Il est possible que ceci explique cela. Cest à dire ces réactions dhommes souffrants de leur incompétence et nostalgiques dun retour à lautoritarisme dans les relations humaines.  Or, quand on ne veut que des compétences techniques associées à un haut niveau de discipline, les robots remplacent déjà avantageusement les Hommes.

 

Il semblerait donc que les hommes naient pas le choix. Pendant des millions dannées, ils devaient faire preuve de force, de courage et dintelligence tactique pour chasser et défendre leur famille ou clan. Depuis quelques décennies, il leur faut développer leur « intelligence émotionnelle » pour développer la coopération et sauvegarder leur place dans la société.



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