Gérer sa carrière ou comment avoir le pied marin.

De plus en plus, nous avons à accompagner des cadres dans la gestion de leur carrière. Aujourd’hui comme hier, il n’y a évidemment pas de modèle unique.

Certes, chaque époque connait des modèles dominants.

 

Il y a eu, dans les années quatre-vingts jusqu’aux années 2000, l’époque des « mercenaires » qui changeaient d’entreprise tout les 3 à 5 ans, en réponse d’ailleurs à une gestion « par projet » des Ressources Humaines des organisations.

Depuis une petite dizaine d’année, nous observons un retour au modèle qui prévalait durant la période dite des « Trente Glorieuses » avec une gestion de carrière basée sur la fidélité à une ou deux entreprises.

 

Même s’il est à nouveau désiré par les personnes et par les organisations, ce modèle « fidélité » ne correspond pas toujours à la réalité du fait des aléas de la vie des entreprises.

 

Les fondements de ce changement, tant du côté des salariés que des organisations, sont à chercher du côté de :

   Un sentiment de fragilité accru face à la complexité du monde, aux aléas et ruptures qui l’accompagnent  et en regard à un besoin de sécurité plus grand,

   Une reconnaissance de la compétence à acquérir pour être efficace non seulement dans un domaine mais aussi dans un environnement donné (organisation, marché,…),

   La modélisation d’entreprises gagnantes aux équipes stables (Safran, Michelin, Danone,…) versus les perdantes gérées par des mercenaires (Alcatel, Alstom,…).

   Des organisations de plus en plus agiles (lire : qui évoluent constamment) qui offrent du même coup, en leur sein, de nombreuses opportunités de développement personnel (la réalisation de ses aspirations est un élément de motivation essentiel).

 

Ainsi la gestion de carrière pourrait être résumée à la capacité à acquérir le pied marin pour rester à bord sans avoir le mal de mer,… ni le mal de terre.

 

Dans ce contexte, l’accompagnement à la gestion de carrière vise non seulement à clarifier les objectifs individuels, les compétences acquises et à acquérir pour les atteindre, mais aussi, et surtout, à vérifier et à développer les capacités d’adaptation de chacun, en particulier en mobilisant   l’intelligence émotionnelle.

 



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