Le droit à la déconnexion  

Depuis le 1 Janvier 2017, avec la loi El Khomri, la France a reconnu un « droit à la déconnexion » ancré dans les règles du Droit du Travail. L’objectif est de permettre au salarié de préserver son équilibre de vie en particulier dans sa dualité vie personnelle/vie professionnelle.

 

Les conséquences de l’hyper connectivité sont connues. Nous pourrions les résumer comme suit  : « Le poids n’est rien, c’est le temps durant lequel il faut le porter qui est tout. » ou en  un mot « épuisement », physique et psychique.

 

Les facteurs conduisant à une connexion « permanente » sont multiples et de natures diverses. Pour en citer quelques-uns :

1 - Organisationnels :

   organisations matricielles multipliant les acteurs avec lesquels interagir ,

   globalisation de l’activité des organisations travaillant tant avec l’Asie que les Amériques (plage horaire étendue)

   exigence croissante de performance

2 - Culturels :

   attentes accrues de réactivité et développement de comportement socialement accepté de multitâches,

   confusion des temps et des lieux « privées » et « professionnels » et apparition d’une nouvelle « vie sociale en réseau virtuel »,

   liberté d’organiser son travail en fonction d’une mission et des objectifs à remplir.

3 - Technologiques :

   facilité d’accès aux outils de communication (réseau internet, ergonomie, interconnexion,…),

   omniprésence de ces outils (mobilité, alertes,…),

   gratuité des services (libre accès ou payés par l’organisation).

 

Résister à tout cela en se déconnectant demande à la fois une volonté  personnelle et une conscience aigüe des enjeux du collectif. La force personnelle requise pour décider de ne pas répondre immédiatement et prendre le risque d’être rejeté (par le manager, les clients, les « amis »,…) est en proportion de la conscience collective qui doit accepter progressivement que silence ne rime pas avec négligence ou exclusion.

 

Comme coach, lorsque nous travaillons sur le droit à la déconnexion, souvent devenu un impératif pour l’équilibre psychologique des personnes et partant un objectif de santé publique,  nous sommes amenés à explorer de multiples facettes, en particulier les peurs en jeu à toutes les étapes de la chaine connexion/réactivité/intégration. Mais nous travaillons aussi sur la dimension de « négociation » que son exercice requiert. La théorie de la communication de l’intention que nous avons exposée dans notre blog du ,  est un outil précieux pour vérifier le désir réel de la personne de se déconnecter et … de se retrouver face à soi-même.



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